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Rachat de crédits propriétaires : Pourquoi sont-ils avantagés ?

Rachat de crédits : pourquoi les propriétaires sont avantagés ?

Lorsqu’un propriétaire souhaite réaliser un rachat de crédits, il peut accéder à des solutions de financement qui ne sont pas toujours ouvertes aux locataires. En effet, cette différence s’explique principalement par la possibilité d’apporter un bien immobilier en garantie, mais aussi par la présence d’un patrimoine que les établissements prêteurs peuvent prendre en compte lors de l’analyse du dossier.

Toutefois, le statut de propriétaire ne garantit pas l’acceptation d’un rachat de crédits. Comme pour tout financement, les établissements financiers analysent avant tout la solvabilité de l’emprunteur, évaluent sa capacité de remboursement et vérifient la cohérence de son projet.

(Sources : Banque de France – Le regroupement de crédits : fonctionnement et points de vigilance ; ACPR – La protection de la clientèle bancaire)

Pourquoi les propriétaires disposent-ils de davantage de solutions ?

Les établissements financiers évaluent chaque dossier en fonction de son niveau de risque.

Lorsqu’un emprunteur est propriétaire de son logement, ils prennent généralement en considération plusieurs critères, notamment :

  • la valeur du bien immobilier ;
  • le capital restant dû sur le prêt immobilier ;
  • la valeur nette du patrimoine ;
  • les garanties pouvant être proposées.

💡 Ainsi, ces différents éléments permettent parfois d’accéder à des solutions de financement qui ne seraient pas forcement envisageables pour un emprunteur ne disposant pas de patrimoine immobilier.

(Sources : Banque de France – Le crédit immobilier aux particuliers ; Ministère de l’Économie – Le crédit immobilier)

L'hypothèque : une garantie qui peut faciliter certains projets

Pour les montants les plus importants, un établissement financier peut demander la mise en place d’une hypothèque conventionnelle.

Cette garantie lui permet de prendre une sûreté sur un bien immobilier appartenant à l’emprunteur afin de sécuriser le financement.

Concrètement :

  • un notaire établit obligatoirement l’hypothèque ;
  • le service de la publicité foncière en assure la publication ;
  • l’hypothèque prend fin une fois le crédit intégralement remboursé ou après une mainlevée.

📌 Toutefois, l’hypothèque ne s’impose pas dans tous les rachats de crédits. Les établissements financiers y ont principalement recours lorsque le montant financé ou les caractéristiques du dossier se justifient.

(Sources : Service Public – L’hypothèque conventionnelle ; Code civil – Articles 2393 à 2488 ; Ministère de la Justice – Les sûretés immobilières)

Tous les propriétaires ne passent pas par une hypothèque.

Selon le dossier, une caution peut également être retenue comme garantie.

Hypothèque Caution
Garantie prise sur un bien immobilier Garantie apportée par un organisme spécialisé
Acte notarié obligatoire Pas nécessairement d'acte notarié
Publication au service de la publicité foncière Aucune inscription hypothécaire
Frais de notaire et de publicité foncière Frais de cautionnement selon l'organisme

Le choix dépend du profil de l’emprunteur, du montant à financer et des exigences de l’établissement prêteur.

(Sources : Service Public – Les garanties d’un crédit immobilier ; Code de la consommation ; Banque de France – Le financement immobilier)

Les propriétaires peuvent-ils emprunter davantage ?

Il n’existe aucune règle prévoyant qu’un propriétaire puisse emprunter plus qu’un locataire.

En revanche, le patrimoine immobilier peut rassurer l’établissement prêteur lorsqu’il est associé à :

  • une situation professionnelle stable ;
  • un reste à vivre suffisant ;
  • un taux d’endettement compatible avec les recommandations du HCSF.


Chaque dossier fait donc l’objet d’une analyse individualisée.

(Sources : HCSF – Mesure relative aux conditions d’octroi des crédits immobiliers ; Banque de France – Le crédit aux particuliers)

Peut-on financer de nouveaux projets grâce au patrimoine immobilier ?

Dans certains cas, oui.

Lorsqu’un rachat de crédits est accepté, une trésorerie complémentaire peut parfois être intégrée afin de financer :

  • des travaux de rénovation ;
  • une rénovation énergétique ;
  • l’achat d’un véhicule ;
  • un investissement locatif ;
  • un projet personnel.


Cette possibilité dépend de la faisabilité globale du dossier et de la capacité de remboursement de l’emprunteur.

💡 L’objectif reste de maintenir un équilibre financier durable.

(Sources : Ministère de l’Économie – Comment fonctionne le regroupement de crédits ? ; Banque de France – Le regroupement de crédits)

Les propriétaires restent soumis aux mêmes règles d'analyse

Être propriétaire n’exonère pas des critères habituellement étudiés.

Les banques vérifient notamment :

  • le taux d’endettement ;
  • le reste à vivre ;
  • les revenus du foyer ;
  • la stabilité professionnelle ;
  • la gestion des comptes bancaires ;
  • l’historique de remboursement.

Depuis les recommandations du HCSF, le taux d’effort est généralement limité à 35 % des revenus nets, assurance comprise pour les crédits immobiliers, sauf exceptions prévues par la réglementation.

(Sources : HCSF – Mesure relative aux conditions d’octroi des crédits immobiliers ; Banque de France – Le crédit aux particuliers)

Les idées reçues sur le rachat de crédits des propriétaires

❌ « Être propriétaire garantit un accord. »

Faux. Le patrimoine est un élément favorable, mais il ne remplace pas une analyse complète de la situation financière.

❌ « Une hypothèque est toujours obligatoire. »

Faux. Certains dossiers peuvent être garantis par une caution ou ne nécessiter aucune hypothèque selon leur nature.

❌ « Les propriétaires obtiennent toujours les meilleurs taux. »

Faux. Le taux proposé dépend de nombreux critères : profil de l’emprunteur, durée, garanties, montant emprunté et politique commerciale de l’établissement prêteur.

(Sources : Banque de France – Le regroupement de crédits : fonctionnement et points de vigilance ; Service Public – Le crédit immobilier)

Rachat de crédit : trésorerie, reste à vivre et refus de financement