Obtenir le meilleur taux pour un rachat de crédits
Comprendre les tendances des taux en 2025
En 2025, les taux des crédits connaissent des évolutions significatives, et selon la Banque de France, le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers, hors renégociation, était de 3,11% en mai 2025.
Ces conditions plus favorables rendent le rachat de crédit immobilier plus attractif qu’auparavant et par conséquent, il mérite d’être envisagé rapidement. Par ailleurs, le taux d’usure, c’est-à-dire le taux maximum légal, a été révisé à la baisse. Depuis le 1er juillet 2025, pour un prêt immobilier d’au moins 20 ans, il est plafonné à 5,08%.
Ces seuils varient selon la durée du prêt. Par exemple, pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans, l’usure est à 4,32%, tandis qu’elle atteint 5,03% pour les prêts compris entre 10 et 20 ans. Ainsi, bien connaître ces limites légales est indispensable pour négocier efficacement un rachat de crédit et éviter des offres trop coûteuses.
(Sources : Banque de France, Service Public, Crédit Social des Fonctionnaires)
Quels sont les taux moyens actuels pour le rachat de crédits ?
Les taux moyens (TAEG) observés en juillet 2025 pour un rachat de crédits sont les suivants :
- Rachat avec hypothèque (majorité de capital immobilier) : entre 3,60% et 3,85% sur 10 ans, 3,40%-3,55% sur 15 ans, et 4,25%-4,40% sur 20 ans.
- Rachat de crédits à la consommation : sur 5 ans, les taux sont entre 4,55%-4,65%, sur 10 ans entre 4,75%-4,85%, et jusqu’à 4,85%-4,95% sur 12 ans.
Ainsi, ces chiffres montrent que les rachats immobiliers peuvent bénéficier de taux plus bas, surtout si une garantie est apportée, tandis que les rachats de consommation restent plus chers, même si, toutefois, ils tendent à se stabiliser.
Le taux que vous pouvez renégocier dépend fortement de votre profil financier, de vos revenus et de votre capacité d’épargne. Il dépend également de votre stabilité professionnelle, par exemple CDI, fonction publique, mais aussi de votre historique bancaire. De plus, le type de crédits à racheter influence le taux : un rachat immobilier avec garantie coûte généralement moins cher. En revanche, un rachat de consommation pur est plus coûteux, car le prêteur perçoit un risque plus élevé.
Par ailleurs, allonger la durée du prêt lors du rachat peut jouer en votre faveur, tout en modifiant le coût total. Un prêt plus long permet soit d’obtenir un taux plus attractif, soit de réduire les mensualités, même si le coût augmente.
Pour maximiser vos chances d’obtenir un bon taux de rachat, plusieurs stratégies efficaces sont à envisager et à combiner :
- Tout d’abord, préparez un dossier solide, en mettant en avant vos revenus, votre épargne, vos assurances et votre apport éventuel.
- Ensuite comparez plusieurs offres : ne vous limitez surtout pas à votre banque actuelle et sollicitez plusieurs établissements ou courtiers
- Par ailleurs, allongez la durée de remboursement, si cela est viable, peut à la fois alléger vos mensualités et améliorer le taux obtenu
- De plus, proposez une garantie ou un apport réduit le risque pour le prêteur et peut faire diminuer le taux
- Enfin, négociez tous les coûts, non seulement le taux nominal, mais également les frais de dossier, l’assurance et tout coût annexes
Le taux d’usure est un référentiel légal, et par conséquent, les établissements de crédit ne peuvent pas dépasser ce TAEG maximal. En 2025, ce plafond varie selon la durée du prêt et selon le type de prêt contracté. Par exemple, pour les prêts immobiliers d’au moins 20 ans, le taux d’usure est fixé à 5,08%.
Ainsi, connaître ce plafond permet d’évaluer la compétitivité de l’offre de rachat que vous recevez et de négocier efficacement.
(Sources : Service Public)
Attendre peut parfois être payant, mais dans certains cas, cela comporte aussi des risques importants à considérer.
Voici une comparaison :
- Racheter maintenant permet de profiter des taux actuels, qu’ils soient plus bas ou stabilisés, surtout si vos prêts sont élevés.
- En revanche, attendre comporte le risque que les taux remontent, mais offre la possibilité d’une légère baisse si l’économie s’améliore.
Cependant, avec le taux d’usure plafonné, il existe également une limite sur la baisse possible des taux appliqués par les banques.